Les premières règles sont une étape importante de la puberté. Elles apparaissent le plus souvent au cours de l'adolescence et les premiers cycles peuvent être irréguliers.
Mais au-delà des explications sur le cycle menstruel, comment une adolescente vit-elle réellement ce moment ? Se sent-elle préparée ? En parle-t-elle facilement à ses parents ? Et les règles sont-elles vraiment moins taboues qu'à la génération de sa mère ?
Pour cette première Conversation mère-fille Jami, nous avons posé les mêmes questions à Thaïs et à sa maman Emmanuelle.
J'avais 12 ans et demi et, en fait, j'étais plus que prête ! Je voulais absolument avoir mes règles parce que j'étais la dernière de mon groupe de copines à ne pas les avoir. Je voulais être comme elles. Quand elles sont arrivées, j'étais super contente.
J'ai eu mes premières règles à 13 ans. Je me sentais plutôt prête parce que ma mère nous avait donné, à ma sœur et moi, un petit livret qui expliquait ce que c'était. Je ne me souviens pas de grandes discussions, mais je savais à peu près à quoi m'attendre. Avec le recul, je pense que j'étais quand même moins informée que les adolescentes d'aujourd'hui.
C'est moi qui l'ai cherchée. Je savais que ma mère utilisait déjà une application pour suivre son cycle, alors j'ai tapé « calendrier règles ado » sur l'App Store. Les captures d'écran m'ont plu et j'ai demandé à ma mère si je pouvais l'installer.
Au départ, ce n'était pas du tout une démarche de parent. Je n'avais même pas pensé qu'elle puisse avoir besoin d'un suivi de ses règles. C'est vraiment Thaïs qui en a eu envie et qui a cherché l'application toute seule.
Quand elle me l'a montrée, j'ai aimé qu'il n'y ait pas seulement un calendrier, mais aussi des articles et des contenus pour accompagner les adolescentes. J'aimais l'idée que ce soit quelque chose de presque quotidien, en complément de ce que nous pouvions lui transmettre à la maison.
Jami, l'application de règles pensée pour les adolescentes
Calendrier des règles, suivi du cycle et des symptômes, contenus sur les règles, le corps et la santé des adolescentes : Jami a été conçue pour aider les jeunes filles à mieux comprendre ce qu'elles vivent au quotidien.
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Oui ! Ma mère est plus tendue. On sent qu'elle est un peu plus sur les nerfs.
Moi aussi, ça se voit. J'ai beaucoup plus de boutons et je deviens très sensible. La veille de mes règles, je peux pleurer pour vraiment pas grand-chose. Par exemple, je peux faire tomber un verre… et me mettre à pleurer.
(Rires.) Oui, je confirme… On finit par reconnaître certains petits signes chez l'autre !
🩸 La goutte de sang.
🥱 L'emoji fatigué, celui qui a les yeux à moitié fermés.
En début de quatrième, j'avais mes règles et j'avais besoin d'aller changer de protection. Mon professeur, qui était un homme, m'a demandé devant toute la classe :
« Pourquoi tu veux aller aux toilettes ? »
J'étais hyper gênée. Tout le monde me regardait. Finalement, je n'y suis pas allée. Je pense que tout le monde avait compris, mais je me suis sentie vraiment mal à l'aise.
Quand Thaïs m'a raconté cette histoire, ça m'a beaucoup choquée. Personne ne devrait avoir à justifier pourquoi il a besoin d'aller aux toilettes.
Je repense aussi à une anecdote plus ancienne. Un jour, en donnant mon ticket de bus au chauffeur, un tampon est tombé de mon sac. À l'époque, j'étais rouge de honte. Aujourd'hui, ça ne me ferait plus du tout le même effet.
D'abord, je demande à ma mère. Ensuite, je demande à une IA ou je fais des recherches sur Internet.
Je n'ai pas encore accès aux réseaux sociaux et, finalement, la future loi qui les interdira avant 15 ans me rassure plutôt. Comme ça, je ne serai pas la seule de mes copines à ne pas les avoir.
Je pensais sincèrement que cette génération avait dépassé tout ça.
Dans ma génération, les règles étaient un vrai tabou. On en parlait entre copines, mais jamais avec les garçons. Aujourd'hui, on en parle beaucoup plus dans la société, donc je pensais que les adolescentes vivaient ça beaucoup plus librement.
En discutant avec Thaïs, je me rends compte que ce n'est pas si simple. Entre filles, elles en parlent facilement. En revanche, dès qu'il y a des garçons, elles baissent la voix ou évitent le sujet.
Ce qui me surprend, c'est que les garçons, eux, occupent très facilement l'espace avec des sujets liés à leur intimité. Les filles, elles, continuent souvent à baisser la voix dès qu'il est question des règles.
Je comprends parfaitement qu'on puisse avoir de la pudeur. On ne crie pas son intimité. En revanche, il y a une vraie différence entre la pudeur et le fait de cacher quelque chose parce qu'on en a honte.
Entre copines, il n'y a aucun problème. On peut parler de nos règles très naturellement, même avec des filles qui ne sont pas forcément dans notre groupe.
Mais quand il y a des garçons autour, on fait beaucoup plus attention. On sait qu'ils vont souvent se moquer, alors on préfère éviter le sujet.
Mais même quand je t'en parle dans la rue, tu me dis : « Chut, chut ! », parce que tu n'es pas à l'aise.
Non, pas du tout.
Je ne considère pas Jami comme du temps d'écran au même titre que les réseaux sociaux. C'est un outil éducatif qui permet de mieux connaître son corps et de mieux se comprendre. Si je devais limiter certaines applications, je réduirais plutôt WhatsApp ou les réseaux sociaux que ce type d'application.
Je n'ai pas un moment précis en tête. En revanche, je vais souvent dans l'Academy. Il y a beaucoup d'articles sur plein de sujets différents et ça m'apprend plein de choses. Souvent, ça répond aux questions que je me pose.
J'aimerais aussi pouvoir poser davantage de questions directement dans l'application. Certaines de mes copines ont des questions, mais n'osent pas les poser à leurs parents et ne trouvent pas toujours de réponses sur Internet.
On n'est jamais assez outillé sur les questions de santé.
Mais je me suis beaucoup renseignée et, jusqu'à présent, je me suis sentie suffisamment équipée pour répondre aux questions que Thaïs s'est posées. Après, pendant l'adolescence et la puberté, on continue aussi d'apprendre en tant que parent.
À une maman dont la fille vient d'avoir ses premières règles, je dirais : laissez-la un peu tranquille !
Faut pas la noyer de questions ni faire comme si c'était un événement extraordinaire. Ça sert à rien de lui répéter tout le temps : « Tu sais, si tu as des questions, tu peux m'en parler. » Il faut que ça reste naturel, agir comme si de rien était. Plus on en fait quelque chose de normal, plus c'est facile à vivre.
J'avais cette idée de marquer le coup pour fêter ses premières règles. Une amie avait organisé une petite fête avec une tente rose pour sa fille. Mais Thaïs n'a pas voulu !
Sinon, à une adolescente, je conseillerais de s'intéresser à son alimentation. L'alimentation joue un rôle important. Le fer, le magnésium, les oméga-3, les protéines ou certains aliments riches en antioxydants peuvent aider à mieux vivre les règles, à limiter la fatigue, les crampes ou encore les imperfections de la peau. C'est quelque chose que j'aurais aimé savoir plus tôt, car ça permet de se sentir mieux.
Les projets mère-fille comme celui-ci, je trouve ça super. J'aurais aimé pouvoir partager ce genre de moment avec ma mère. On n'en parlait presque jamais.
Je trouve que c'est bien de banaliser les règles. C'est un sujet comme un autre. Mais il ne faut pas les rendre invisibles. Les règles font partie du quotidien des femmes et des jeunes filles, elles rythment leur vie. Pouvoir en parler simplement, sans tabou, c'est important, autant pour la santé que pour l'égalité.
Et merci pour Jami. C'est chouette d'avoir un autre lieu ressource que les parents.
Les premières années après l'arrivée des règles sont aussi celles où une adolescente apprend progressivement à comprendre son cycle : quand arrivent ses règles, combien de temps elles durent, comment elle se sent avant ou pendant ses règles, quels changements elle remarque au fil des mois.
Jami est une application de santé menstruelle conçue spécialement pour les adolescentes. Elle leur permet de suivre leurs règles et leur cycle, mais aussi de trouver des informations adaptées à leur âge pour mieux comprendre leur corps.
Parce qu'une adolescente doit pouvoir parler avec ses parents lorsqu'elle en a envie — mais aussi disposer d'un espace à elle pour apprendre à mieux se connaître.
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Les informations proposées par Jami sont éducatives et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.


